octobre

L’été a traîné mais il a fini par s’en aller. Ça y est, la fraîcheur des nuits d’automne s’est installée. Je fais quelques pas à l’extérieur du chalet. Le sable crisse sous mes semelles. La nuit tombée presque trop tôt est claire. La grande ourse au-dessus de moi pointe ton étoile. Polaire.

Tu m’as manqué pendant cette journée et demie hors de la ville. Ces lieux me rappellent les journées d’automne passées à t’attendre, à te rêver. Ça m’étourdit de constater que quatre années ont passé depuis. Tu étais minuscule alors. Tu n’étais presque pas encore.

Ta présence manque dans les sentiers, dans la boue, autour de la table. Tu manques entre ton cousin et ton frère.

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Le matin, la peau de ton frère qui se lève se couvre de la plus douce des chairs de poule. Je l’attrape pour le cajoler, pour sentir la fraicheur de ses bras ronds. Je ne peux qu’imaginer ta peau, tes cheveux, ton odeur. Tes pieds qui seraient maintenant si grands.

Je ne peux qu’imaginer la vitesse à laquelle tu filerais, chevauchant un petit vélo, sur la piste ensoleillée. Je ne peux qu’imaginer ce qui t’animerait, ce qui t’habiterait.

Tu me manques, mon petit / mon grand / mon amour / mon Paul.

IMG_4277.JPG2013. la rivière, quand on t’attendait. xx

Une réflexion au sujet de « octobre »

  1. Ping : octobre — le marcassin envolé – musnadjia423wordpress

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