Citation

“I do not believe in angels. Am ambivalent about souls, hopeful but ultimately unsure. Thus his potential nothingness, his erasure, is the hardest aspect of grief for me to reconcile. He was my child. I believe that he mattered, that he was someone, a boy all his own, even if the world never got to unwrap what he carried latent in that small self, that tiny body broken by birth. I believe this, but I do not know how to believe the rest…the what he is now, the where he might be. My unbelief wounds me. I fear that I long for something that is utterly gone. And I fear that he is not utterly gone but out there alone, somehow, needing his mother. I fear that I am failing to mother him, and I fear that I am trying to mother something that is only a memory, not even a spectre.”

Lisa, Glow in the woods

à tort ou à raison

Pendant que j’étais enceinte, au milieu de lectures sur l’accouchement idéal, le maternage, l’allaitement et les pressions contradictoires subies par les “femmes modernes”, je m’étais promis de tenter autant que possible de ne pas constamment me sentir coupable. J’étais déjà consciente de ma tendance à culpabiliser sur tout à tort ou à raison. Je me répétais que c’était certain que nous ferions des erreurs comme parents, que nous aurions des moments de doutes sur la meilleure approche à adopter avec notre bébé.

Les choses étant ce qu’elles sont, évidemment, j’ai toute la misère du monde à ne pas me laisser emporter par un sentiment de culpabilité étourdissant, à ne pas me laisser bouffer de l’intérieur.
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le grand vide

J’ai le cœur brisé et la gorge en boule. Je m’ennuie des super pouvoirs dont j’ai profité quelques brèves semaines. Je m’ennuie de me réveiller dès les premiers sons de Paul, de l’allaiter dans la nuit, fatiguée mais tellement heureuse. Je m’ennuie de pouvoir lui offrir tout ce dont il avait besoin, en lui offrant simplement le sein. Ces jours-ci, quand j’entends un bébé pleurer, je me sens complètement chamboulée. Je ne peux plus répondre aux besoins de mon bébé, et me sentir heureuse d’avoir pu l’apaiser. Je reste là, impuissante, à sentir les larmes monter et s’échapper de moi contre mon gré…

La vie pue parfois. Elle nous arrache des bouts du cœur, elle nous déchire l’intérieur. Depuis plus de deux mois, je vis les semaines les plus difficiles de ma vie.
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