Pendant la fin de semaine, j’ai reçu un court message d’une amie — le genre de message que j’aimerais recevoir plus souvent tant il m’a fait du bien. Elle me racontait un rêve qu’elle avait fait la nuit précédente. Dans son rêve, nous étions avec des ami-e-s et des enfants dans un grand parc au bord de la rivière, dans notre quartier, et un petit garçon arrivait en s’exclamant sur le beau temps et la chaleur. C’était Paul.
Ce n’ai pas moi qui ai fait ce rêve, et pourtant, en lisant les quelques lignes qu’elle m’a envoyé, des images claires et colorées me sont venues à l’esprit. Sans effort, j’ai vu ce Paul, grandi, capable de courir, de parler, Paul heureux comme il aurait dû l’être. Pendant un instant, ce qui aurait dû être a pris le pas sur ce qui est, sur la réalité à laquelle je me suis habituée, bien malgré moi.