espoir et inconnu — en attendant le mois de mai

Il y a quelques semaines, juste après ma visite de suivi de grossesse, j’ai écrit un texte sur un coup de tête. Comme s’il avait été tout rédigé avant même que je commence à faire cliqueter le clavier. Quand je l’ai relu, j’ai eu envie de le partager plus largement que d’habitude alors je l’ai envoyé à un site qui me semblait ouvert à ce genre de contribution. Un site que j’ai découvert le jour où, l’été dernier, une contributrice qui écrivait sur le deuil périnatal a partagé un lien vers le marcassin envolé.

Et puis voilà, c’est aujourd’hui que mon texte paraît sur TPLmoms, le jour même de mon rendez-vous mensuel chez les sage-femmes. Jour où je me sens replonger au plus profond de mes incertitudes par rapport à l’arrivée éventuelle de bébé-lentille. Jour où je veux croire que l’espoir que je porte en moi n’est pas vain.

Pour lire en attendant le mois de mai, c’est ici.

maybe you won’t have time later

I don’t know why i do this to myself. Why i click on links that target overwhelmed parents of young children. Perhaps it’s just because of how common they are. I come across that type of article several times a day. I look away most of the time, but then, once in a while, i click and read the words of those parents who have normal parenting problems and who deal with daily annoyances and small-scale dilemmas by writing tongue-in-cheek pieces on parenting websites.

I clicked yesterday even though the title of the article already was making me cringe, You Have Plenty of Time to Love Them Later.  The advice it offered, and that I would have perhaps appreciated had things been different, seemed so so wrong : Lire la suite

lettre à mon bébé-de-mai…

ma petite lentille
tu as beaucoup poussé
tu te fais sentir
de plus en plus fort
de plus en plus souvent

tes mouvements
rappels de ta présence
me centrent
me recentrent
m’émeuvent

au milieu du chaos
et des incertitudes
ils me donnent une raison
de rester debout, d’avancer
d’affronter mes peurs

ils me donnent le courage
de penser à l’avenir
de croire que le bonheur
comme mon amour
saura éclore pour toi

bébé de mai

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ps. ton papa et moi, on t’a acheté un petit pyjama
pour nous aider à croire que dans cinq mois, tu seras dans nos bras.