Les derniers jours ont été empreints de confusion, d’impatience, de stress.
De répétition aussi. De « Non, je n’ai pas encore accouché. »
Mes après-midi fatigués sont baignés par des larmes de frustration, et par ma gêne de ne pas réussir à terminer cette grossesse de façon plus positive, plus gracieuse, ou honorable, ou je-ne sais-quoi…
L’attente, l’impatience, la peur devant l’inconnu ont toutefois cet effet secondaire positif. Par rapport à l’année dernière, je ne me suis pas sentie aussi agressée par la chorale consensuelle qui appelle à souligner la fête des mères à coups de cartes et de brunchs et de fleurs. Je ne me sens pas particulièrement seule aujourd’hui, enfant sans ma mère, mère sans mon enfant, parce que je me sens tellement seule ces jours-ci. Les jours d’attente, d’inquiétude, d’impatience noient cette journée dans un cocktail confus de hâte et d’impuissance et diluent son importance. Aujourd’hui comme hier, comme demain probablement, mon empressement à accoucher domine mes sentiments. Lire la suite