Je n’arrive pas à identifier exactement ce qui fait la différence. Ce qui fait qu’un vendredi matin, mal réveillée, cinq minutes après avoir fait embarquer dans la voiture quelqu’un que je n’avais jamais rencontré, je lui ai dit.
Je lui ai dit, un peu maladroitement, que j’avais deux enfants, mais que l’un était décédé. Le malaise a été palpable mais bref. Rapidement, notre attention s’est tournée vers l’entrée d’autoroute à ne pas rater, ouvrant la porte à un changement de sujet.
La situation n’a pas été particulièrement agréable ou confortable, ni pour lui (j’imagine), ni pour moi. Pourtant, au fond de moi, j’étais heureuse de ne pas m’être dérobée.
Lire la suite →